Lors du départ à la retraite, il est possible de poursuivre une activité professionnelle tout en percevant ses pensions de retraite. Ce dispositif permet notamment aux travailleurs non salariés d’organiser plus sereinement leur cessation ou la transmission de leur entreprise.
Cependant, le cumul emploi-retraite est soumis à certaines conditions qui évoluent à compter de janvier 2027.
Rappel du dispositif actuel (2026)
À ce jour, il existe deux formes de cumul emploi-retraite :
Le cumul intégral (ou libéralisé)
Le cumul plafonné
Le cumul intégral (libéralisé)
Ce dispositif permet de générer des revenus d’activité sans aucun plafond en complément des pensions de retraite.
Pour en bénéficier, deux conditions doivent être remplies :
- Avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite (hors dispositif « carrière longue »)
- Justifier du taux plein (nombre de trimestres requis)
À défaut de taux plein, le cumul intégral n’est pas accessible, même après l’âge légal.
Précision : un assuré soumis au cumul plafonné bascule automatiquement vers le cumul intégral dès lors qu’il remplit l’ensemble des conditions requises.
Le cumul plafonné
Si vous ne respectez pas les conditions précitées, vous êtes soumis au cumul plafonné. C’est-à-dire que vous ne pouvez pas dépasser un certain plafond de revenus en complément de votre retraite.
Pour les travailleurs non salariés (TNS) – gérants (BIC)
Les revenus ne doivent pas dépasser la moitié du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS).
- PASS 2026 = 48 060 €, soit un plafond de 24 030 €
- Proratisation la première année en cas de départ en cours d’année
En cas de dépassement, l’excédent est déduit des pensions de retraite, pouvant aller jusqu’à leur suppression.
Pour les professions libérales (BNC)
Les revenus ne doivent pas dépasser le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS).
- PASS 2026 = 48 060 €
- Proratisation la première année en cas de départ en cours d’année
En cas de dépassement, le montant excédentaire est déduit des pensions, voire entraîne leur suspension.
Pour les salariés
Le cumul des salaires et pensions ne doit pas dépasser :
- 160 % du SMIC OU
- La moyenne des salaires perçus au cours des trois derniers mois d’activité
Un délai de carence de six mois s’applique en cas de reprise d’activité chez le même employeur (nécessitant une rupture préalable du contrat de travail). Ce délai n’est pas exigé en cas de changement d’employeur.
Le non-respect de ces règles entraîne la suspension de la pension pendant la période concernée ou sa réduction en cas de dépassement du plafond.
Nouveau dispositif applicable à compter du 1er janvier 2027
À partir du 1er janvier 2027, tout départ à la retraite sera soumis aux nouvelles conditions du cumul emploi-retraite. On distingue désormais trois situations :
Avant l’âge légal – Cumul partiel
Le cumul avant l’âge légal devient fortement pénalisant car les revenus d’activité seront déduits à 100% des pensions de retraite.
Entre l’âge légal et 67 ans – Cumul partiel
- Vos revenus d’activité ne devront pas excéder 7 000€ par an *
- En cas de dépassement, la pension de retraite sera réduite de 50% du montant dépassé. (fraction > 7.000€)
- Le délai de carence n’est plus imposé pour les salariés
- Obligation de liquider l’ensemble des pensions de retraite
*Ce plafond est envisagé mais n’a pas encore été fixé par décret.
Après 67 ans – Cumul libre
A compter de 67 ans, le cumul redevient intégral : les revenus d’activité peuvent être perçus sans limitation en complément des pensions de retraite.
Précision : les assurés soumis au cumul partiel basculeront automatiquement vers le cumul intégral à compter de 67 ans.
Asartis reste à votre disposition pour échanger sur votre situation et vous proposer une étude personnalisée afin d’anticiper au mieux les impacts du cumul emploi-retraite sur votre avenir professionnel et patrimonial.

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